1ere rencontre inter-administrations ouvertes

Le 9 décembre 2011, nous participions à une rencontre sur Bordeaux dans le cadre des conférences Metronum dédiées à l’open data. Celles-ci se sont prolongées d’un échange avec le public qui a vivement interpellé les collectivités sur le besoin d’harmonisation entre les différentes initiatives open data.

 

L’harmonisation des formats

Aujourd’hui de même jeux de données sont mis à disposition sous des formats différents selon les collectivités. Cette diversité représente un frein à la réutilisation et complexifie les démarches d’appropriation des données. Favoriser la mise à disposition sous des formats similaires contribuerait à faciliter le travail de réutilisation des données. Les collectivités ont donc tout intérêt à échanger et collaborer entre elles afin d’atteindre les objectifs attendus par toutes, notamment en terme de développement de services.

 

L’harmonisation des plateformes

Certaines collectivités développent la mutualisation de plateformes de données (CG33 avec l’Aquitaine, Nantes Métropole avec le CG44 qui ont repris la plateforme rennaise) mais il existe une diversité de plateformes technologiques.  Il existe également différentes formes d’urls pour les plateformes (opendata.ville ou data.ville, et autres) qui rendent peu accessibles les données disséminées sur le web. Mettre en place quelques standards permettrait de simplifier les accès.

 

Mutualisation de pratiques

Chaque administration consacre des heures quotidiennes à la veille sur la thématique open data, chacune reproduisant le même travail de manière isolée. De nombreuses pratiques pourraient être mutualisées, représentant un gain de temps et d’argent pour tous, tout en favorisant l’essor de l’open data en France.

 

Harmoniser sans pénaliser

Nous évoquons ici quelques exemple d’harmonisations possibles, cependant la standardisation représente dans certains cas un frein à l’innovation. Standardiser les formats signifie standardiser les formes de réutilisation possible. Standardiser les plateformes signifie standardiser les fonctionnalités tandis que de nouvelles apparaissent chaque semestre.

Au delà d’un objectif peu réalisable d’harmonisation globale, il nous semblait cependant intéressant de réunir pour la première fois les pilotes des différents projets open data afin qu’ils apprennent à se connaître, pour faciliter les mutualisations futures et évoquer ces problématiques.

 

1ere rencontre inter-administrations ouvertes

Nous avons donc profité de l’interpellation du public pour convier les collectivités et l’Etat à une première rencontre entre administrations ayant ouvert leurs données ou s’apprêtant à le faire. L’invitation a été chaleureusement reçue et cette rencontre d’une journée aura lieu le 1er février 2012 à Paris.

(MAJ: suite aux nombreuses sollicitations, nous précisons que cette première rencontre n’est pas ouverte au public, il s’agira d’un échange entre administrations ouvertes)

 

Objectif

Rencontre et échanges sur les différentes initiatives d’ouverture (ou en cours d’ouverture) de données publiques : envisager des mutualisations et harmonisation de certaines pratiques pour favoriser le développement de l’open data et de la réutilisation des données ouvertes en France.

Voici la liste des participants ayant confirmé leur présence:

Rennes Métropole, Paris, Nantes Métropole, Conseil Général de Saône et Loire, Conseil Général de Gironde, Conseil Général de Loire Atltantique, Brest Métropole, Grand Toulouse, Brocas, Conseil Général du Maine et Loire, La Rochelle, Ville de Montpellier, Région Aquitaine, Communauté Urbaine de Bordeaux, Conseil général du Loir et Cher, Région Paca, Longjumeau, Etalab

 

Appel à contributions

L’open data vous intéresse et vous avez des suggestions à émettre pour cette réunion: types de formats à privilégier, les données prioritaires à mutualiser, suggestion d’outils, procédures, autre… Des problématiques qui pourraient être solutionnées grâce à une action collective des administrations ?

Faites nous part de vos commentaires que nous transmettrons le 1er février !

7 thoughts on “1ere rencontre inter-administrations ouvertes

  1. Bonjour et bravo pour cette demarche!
    La première chose sur laquelle il fautdrait s’accorder c’est la définition de l’open data
    Je propose que les administrations s’engagent à respecter une charte de critères pour leur démarches
    Un compte rendu seraprévu ?

  2. Bonjour,

    Pour ma part j’ai 3 souhaits :
    – Que des formats ouverts, interopérables et pérennes soient privilégiés (xml,csv,kml par exemple)
    – Que les licences soient ouvertes, certes, mais incluent une clause de partage à l’identique, au minimum (comme OdbL)
    – Que les collectivités mutualisent leurs plate-formes.

  3. Bonjour,

    Arf. Dommage, j’aurai apprécié pouvoir représenter ma collectivité qui est actuellement en étude d’opportunité.
    Bref.

    Des souhaits ? Que l’état mette de l’argent sur la table pour le financement de la documentation du rdf.
    Pour le financement de la documentation en français des codes sources de toutes les api de data viz (d3.js, simile, etc).

    PS. Merci pour le Loir(e) et Cher.

  4. Bonjour,

    Pour notre part, nous aurions plusieurs souhaits:

    1- une harmonisation des formats utilisés pour les jeux de données : CSV, XML, KML, XLS pourquoi pas, mais évitons les formats exotiques

    2- que la documentation associée à chaque jeu de données soit systématiquement fournie en complément du jeu de données lui-même : un jeu de données complexe sans documentation est inutilisable pour un acteur non spécialiste, ce qui va à l’encontre de la démarche de l’Open Data (à titre de contre-exemple, confère ceux libérés par la DILA sur data.gouv.fr)

    3- une harmonisation des familles de jeux de données mises à disposition à chaque échelon local ; actuellement, il y a un manque d’homogénéité flagrant, à la fois entre jeux de données proches (confère la diversité des formats et contenus des bases d’adresses libérées) et entre les panels de jeux de données communiqués par des collectivités similaires : on ne trouve pas les mêmes jeux de données à Toulouse, Rennes, Paris ou Nantes, ni entre la Gironde ou la Saone et Loire. Ce manque d’homogénéité limite la possibilité de développer des services qui ne soient pas uniquement locaux mais France Entière

    4- une standardisation des licences au travers d’ne généralisation progressive de la « Licence Ouverte » nationale, qui est moins complexe et plus adaptée pour les réutilisateurs que l’ODBl

    5- pour les nouvelles collectivités qui n’auraient pas déjà lancé leur propre portail Open Data, qu’elles privilégient une libération de leurs données sur data.gouv.fr plutôt que la création d’un nième portail local: ceci faciliterait le travail des réutilisateurs, limiterait les coûts pour tous les acteurs et contribuerait à une meilleure visibilité des jeux de données locaux

  5. Et pour reprendre une discussion sur la mailing list OSM France:
    Il serait intéressant de commencer à penser aux modes d’intégration des données enrichies (notamment celles corrigées par les contributeurs OSM).
    Quel statut pour ces données ? Quel mode d’intégration ?

    Et oui, un compte-rendu de la journée sera publié.

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